Le jardin anglais
La Cité Florale, c’est un petit coin d’Angleterre au cœur de Paris. Située dans le quartier Maison-Blanche, cetteimpasse résidentielle de six rues forme un îlot de tranquillité.
Les rues portent les noms de fleurs — rue des Iris, des Orchidées, des Glycines… — et bordent de petites maisons colorées, toutes ornées de jardins privés débordant de roses, glycines et hortensias.
Véritable parenthèse enchantée, cette cité évoque un décor de film, hors du tumulte parisien.
Histoire en 6 actes
- Avant 1920 : Le secteur est une zone marécageuse inconstructible, inondée par la Bièvre.
- 1920–1928 : Assèchement progressif du terrain. Des petits lots sont revendus à des particuliers ou à des lotisseurs.
- Années 1930 : Construction de maisons individuelles de style éclectique (Art déco, maisons de poupée, cottages).
- 1950–1980 : Quartier méconnu, ignoré des cartes postales touristiques, mais apprécié des riverains.
- 2000s : Engouement croissant pour les « villages parisiens » : la Cité Florale devient un lieu prisé des photographes et des promeneurs.
- Aujourd’hui : Quartier résidentiel très recherché, classé zone patrimoniale, sans circulation motorisée interne.
Clés architecturales
- Maisons basses (1 à 2 étages), souvent colorées : jaune pastel, bleu pâle, vert amande…
- Façades en brique, enduits peints ou carrelages vernissés, avec balcons en fer forgé fleuris.
- Jardins miniatures débordants sur le trottoir : roses, clématites, pivoines, hortensias.
- Rues pavées, absence de trottoirs, lampadaires anciens et silence quasi total : atmosphère de village-jardin.
Personnages & œuvres
- Aucun personnage historique majeur, mais la Cité Florale attire les artistes, photographes, illustrateurs.
- Plusieurs séries télévisées et films romantiques y ont tourné des scènes pour son ambiance intemporelle.
- Les rues évoquent un décor digne de Mary Poppins ou Amélie Poulain, avec un charme floral assumé.
- De nombreux blogs et comptes Instagram de flâneurs parisiens y consacrent des galeries.
Anecdotes savoureuses
- Chaque maison a un style et une personnalité distincte, souvent nommée par ses habitants : « Villa Rose », « Maison Bleue », etc.
- Au printemps, les glycines envahissent les portails et les rues embaument les lilas et les magnolias.
- Un habituel concours de la maison la plus fleurie est organisé entre voisins, dans la tradition des villages fleuris.
- La cité est rarement indiquée sur les plans touristiques, ce qui contribue à son mystère.
En résumé
« Voici un petit jardin suspendu au-dessus de l’agitation parisienne. Dans la Cité Florale, on vit au rythme des saisons, des fleurs… et du silence. »